Cette semaine le journal Le Monde a publié un article légèrement à charge contre le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le Comte de Paris, au sujet de la procédure judiciaire que le prince a lancé contre la Fondation Saint-Louis. En le partageant sur les réseaux sociaux, ce journal a, sans le vouloir, offert à tous les sans-culottes en herbe, une nouvelle occasion de pouvoir se répandre en insultes et en menaces à l’encontre de Monseigneur le Comte de Paris.

Certes en France la liberté d’expression est une liberté fondamentale, et chacun a totalement le droit de critiquer et de condamner même vertement, les actions ou les opinions d’une personnalité publique. Mais lorsque une personne, est insultée et menacée d’être décapitée, au seul motif de sa naissance et de ses origines cela s’appelle du racisme.

Aujourd’hui, à chaque fois que le chef de la Maison Royale de France, qu’un prince de la Maison de France, s’exprime publiquement sur les réseaux sociaux ou qu’un article leur est consacré sur un site internet, ces publications sont régulièrement suivies de nombreux commentaires injurieux ou plus simplement de menaces évoquant « la guillotine », publiés par des sans-culottes en herbes nostalgique de la belle époque de la terreur révolutionnaire. Et ne parlons même pas ici des commentaires ou des écrits de certains royalistes fondamentalistes et de leurs pages Facebook qui se sont fait une spécialité de diffamer et d’insulter quotidiennement les princes et les princesses de la Maison de France.

Certes, aujourd’hui dans notre république, l’héritier des rois de France, et les princes de sa Maison, sont des « citoyens » comme les autres, mais à ce titre ne possèdent-ils pas les mêmes droits et les mêmes devoirs ? Que cela plaise ou non aux fanatiques de tous bords, Monseigneur le Comte de Paris a totalement le droit (comme n’importe quel citoyen) d’entamer une procédure judiciaire pour défendre les droits de sa famille. Comme n’importe quel citoyen, les princes ont également le droit d’exprimer librement leurs opinions et, en tant que personnalités publiques, leurs opinions et leurs actualités sont relayées sur la toile et dans la presse. Alors pourquoi tant de haine ? Pourquoi un tel acharnement ? Peut-être simplement, parce que leur seul tort ; ou, pour certains fanatiques ; leur seul crime, est justement d’exister.

Comme l’écrivait son père, feu le Comte de Paris, dans l’un de ses livres :

Le « crime » de la Famille royale de France serait-il d’exister ? Nous le reprocher s’apparenterait alors à une forme de racisme… Pour ce genre de motif, les nazis envoyaient des hommes à l’anéantissement. Je me sens solidaire des opprimés, de toutes ces ethnies envoyées au sacrifice, ou de toutes minorités nationales écartées de la vie de leur nation au nom de la Liberté d’être, celle de penser ou d’agir. 

 

*Notons que le journal Le Monde a rapidement effacé les messages injurieux et tous les appels au raccourcissement du prince, qui avaient été publiés sur Facebook et Twitter.


 Photo du prince par David Nivière