Il a menacé d’appeler la police si on tentait de le déloger de son siège au sein de la Cathédrale d’Orléans. En marge de la messe annuelle organisée en hommage à Sainte Jeanne d’Arc, le sénateur du Loiret, Jean-Pierre Sueur, a tenté de provoquer un esclandre, manifestement irrité par l’empressement des autorités locales à courtiser le prince Jean d’Orléans présent sur place.

Invité avec son épouse à participer aux festivités johanniques ce 8 mai (voir notre article), le chef de la Maison royale de France a été reçu par la maire de la ville, Serge Grouard. Mais lorsque celui-ci a désigné les sièges du premier rang afin que le comte et la comtesse de Paris s’installent comme il est de coutume, l’élu socialiste s’est indigné qu’un tel honneur puisse être accordé au descendant du dernier roi des Français. Une discussion tendue a élu lieu entre les élus qui ont tenté de raisonner le socialiste. « Les parlementaires devaient être installés au troisième rang et le comte de Paris, un ancêtre de la monarchie au premier. Je n’étais pas d’accord. Le principe républicain devait prévaloir. Je me suis donc mis au premier rang et j’ai dit que si quelqu’un n’était pas content, ce serait à la police de me déloger. » a déclaré Jean-Pierre Sueur au journaliste du quotidien de « La République du Centre » qui rapporte cette anecdote dans son édition.

Jean-Pierre Sueur, sénateur PS, Stéphanie Rist, députée La République en Marche, Serge Grouard, Maire d’Orléans  et son adjoint à la culture.

Un incident qui s’est finalement bien terminé puisque Jean et Philoména d’Orléans ont pu s’assoir aux sièges qu’ils leur avaient été réservés aux côtés des différents élus (venus sans écharpes officielles) dont… le sénateur du Loiret, heureux d’avoir eu gain de cause.

Le prétendant au trône a été présenté à « Jeanne d’Arc » et ses jeunes compagnons par Bénédicte Baranger, présidente du Comité éponyme, avant de se plier au jeu habituel des photos à la sortie de la messe et de regagner Paris pour des raisons personnelles. Les manifestations en hommage à cette héroïne ayant été interdites, le comte de Paris n’a pu déposer de gerbe aux pieds de la statue de la Sainte.


Frederic de Natal