Cette robe attribuée à Rose Bertin pour Marie-Antoinette, est aujourd’hui conservée au Royal Ontario Museum d’où proviennent ces photos. Il s’agit d’une robe dite “parée” fabriquée vers 1780.

A partir de la fin du XVIIème siècle et pendant tout le XVIIIème, les fabricants de tissus français n’ont jamais perdu de vue de que leur fortune dépendait de la Cour. Après la mort de Louis XV en 1774, la nouvelle du prochain couronnement représentait pour les drapiers l’annonce de jours heureux, la promesse de nouvelles ventes de broderies et de tissus d’or, un changement radical de la mode.

Les courtisans portaient des étoffes de très grand luxe, faites de lin, de laine et de soie. Les applications de passementerie, de dentelle ou de broderies y ajoutaient du cachet. Le temps nécessaire au tissage de certaines étoffes explique en partie le prix. Le travail des fils de métal, peu malléable, se faisait lentement.

Si l’effet de l’habit de cour dépendait de la richesse des matériaux employés, le rôle fondamental du motif révélait aux connaisseurs s’il était à la mode ou non. A partir de la fin du XVIIIème siècle, la taille des motifs diminua et ceux-ci devinrent de plus en plus naturalistes.

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